C’est l’histoire de Nicolas, celui qui répète les infidélités familiales

Rédigé le 18/10/2025
Stéphanie MOROY-CARRILLO


C’est l’histoire de Nicolas.
Il a 42 ans, deux enfants, une compagne qu’il aime… et une histoire qui se répète.
Ce n’est jamais prémédité.
Une rencontre, un regard, une sensation d’air frais.
Et puis, la faute, la culpabilité, le silence.
Toujours la même spirale : l’adrénaline, la honte, la peur de tout perdre.

Il dit souvent :

“Je ne sais pas pourquoi je fais ça. C’est plus fort que moi.”

Ce qu’il ne voit pas encore, c’est que cette impulsion n’est pas seulement la sienne.
Elle vient de plus loin.


🔍 Ce qui se joue en profondeur

Dans sa famille, l’infidélité est une trame récurrente.
Son grand-père avait “une autre vie”.
Son père est parti avec une collègue.
Sa mère, blessée, a fini par dire :

“Chez nous, les hommes ne savent pas aimer.”

Ces mots ont marqué Nicolas comme un sceau invisible.
Dans son inconscient, le schéma est devenu loi :

“Dans ma famille, les couples se séparent à cause de l’infidélité.”

Et ce que l’on croit inévitable… finit par se rejouer.


🧬 La mémoire des amours brisées

L’infidélité répétée n’est pas toujours un manque de respect.
Souvent, c’est la trace d’un manque de lien intérieur.
Une manière de compenser une carence affective transmise,
ou de rejouer une blessure ancienne :

  • un ancêtre trahi et non reconnu,

  • une femme humiliée en silence,

  • un amour interdit ou caché,

  • un enfant né hors mariage, nié par le clan.

La répétition des trahisons cache un désir inconscient de vérité :
ce que la famille a voulu taire cherche à se dire,
par des actes qui font éclater les faux équilibres.


💠 L’infidélité comme symptôme de loyauté

Quand Nicolas trompe, il ne le fait pas “contre” sa compagne.
Il rejoue inconsciemment le chaos qu’il a hérité.
Il porte la confusion des générations précédentes :
celle entre l’amour et la liberté,
le devoir et le désir,
la fidélité et la peur d’étouffer.

La phrase de la lignée agit comme un programme :

“Chez nous, on ne reste jamais ensemble jusqu’au bout.”

Et l’inconscient, fidèle à l’histoire, trouve toujours un moyen de la vérifier.


💫 La clé de libération

Guérir, c’est rétablir la vérité de l’amour, au-delà de la faute.
C’est reconnaître que l’infidélité n’est pas un hasard,
mais un langage symbolique : celui du besoin de liberté, de reconnaissance ou d’authenticité.

En séance, Nicolas comprend que son comportement parle à la place d’un secret.
Il écrit :

“Je rends à ma lignée ses histoires d’amours blessées.
Je choisis de vivre un amour vrai, libre et fidèle à mon cœur.”

Cet acte symbolique ne répare pas le passé,
mais il délie la chaîne
et permet à l’homme d’aujourd’hui d’aimer sans répéter.


🌱 Posture de guérison

Guérir de l’infidélité transmise, c’est oser rester dans la vérité du lien.
C’est accepter de regarder la peur du manque, la peur de l’enfermement,
et d’y mettre de la conscience.

Quand la fidélité cesse d’être une contrainte pour redevenir un choix,
l’amour retrouve sa noblesse.
Ce n’est plus un combat entre liberté et loyauté,
mais un espace de responsabilité et de maturité.


✨ Et vous ?

Y a-t-il, dans votre famille, une répétition d’infidélités ou de séparations douloureuses ?
Avez-vous peur d’aimer trop ou de rester trop longtemps ?
Et si, derrière ces histoires, il ne s’agissait pas d’infidélité…
mais de fidélité à une mémoire blessée ?