Avant d’explorer l’arbre ou d’écrire un acte symbolique,
il y a le temps de l’écoute — celui où la parole se dépose, se cherche, se libère.
L’écoute active n’est pas une technique : c’est une présence.
Elle consiste à être là, vraiment, sans jugement, sans attente.
C’est un espace où les mots peuvent se poser tels qu’ils viennent,
et où le silence devient un miroir bienveillant.
Souvent, la personne n’a jamais été entendue à ce niveau.
Et dans cet espace d’accueil, l’inconscient commence à parler.
🔍 Le pouvoir des questions ouvertes
Les questions ouvertes invitent la conscience à s’élargir :
elles ne cherchent pas une réponse immédiate,
mais éveillent la mémoire du sens.
“Depuis quand portez-vous cette émotion ?”
“À qui cela pourrait-il ressembler dans votre famille ?”
“Si cette peur avait une voix, que dirait-elle ?”
Ces questions ouvrent une porte intérieure,
elles relient le vécu du présent à la mémoire familiale,
et permettent à la personne de devenir auteure de sa propre compréhension.
💠 Un espace de vérité douce
L’écoute active crée un champ de sécurité.
Quand l’âme se sent entendue, elle se met à livrer ses symboles, ses images, ses ressentis.
C’est souvent là que naissent les prises de conscience profondes,
avant même que l’on aborde le génosociogramme ou la libération symbolique.
L’écoute, dans cette approche, est déjà un acte thérapeutique.
Elle restaure la confiance, le lien, la dignité du vécu.
🌱 Posture du praticien
Être à l’écoute, c’est :
-
se relier à l’autre sans le sauver,
-
entendre au-delà des mots,
-
accueillir les émotions sans chercher à les corriger,
-
laisser le silence faire son œuvre.
L’écoute véritable transforme,
car elle fait exister ce qui n’avait jamais pu être dit.
✨ Et vous ?
Quand avez-vous eu l’impression d’être vraiment entendu·e, sans qu’on vous explique ou vous conseille ?
Et si cette qualité d’écoute était déjà une forme de guérison ?
C’est dans ce creux d’attention que les histoires changent,
et que la mémoire commence à respirer.